Les blogues font dorénavant partie de notre environnement Internet. Ils sont désormais une valeur indissociable du web de type 2.0. Ce qui me fascine dans ce nouveau moyen de communiquer, c'est l'extraordinaire pouvoir d'influence qu'exercent les blogues sur nous, consommateurs. Et, je l'avoue, j'en suis une très heureuse victime.
Informer pour mieux vendre
Ceux qui me connaissent le savent déjà : je suis un passionné de photographie. Et la consultation de certains blogues spécialisés fait partie de mes habitudes quotidiennes. Seulement cette année, ces blogues de photo ont contribué directement à « me faire acheter » pour plus de 1 500 $ en équipement : nouvel objectif, livres, matériel d'éclairage, etc. Bref, des blogueurs-spécialistes pour lesquels j’ai la plus haute considération m'ont fait découvrir, sans intention manifeste, de nouveaux produits, de nouvelles façons de faire... et j'ai acheté ! Pourquoi ? Simplement pour la qualité et la pertinence de l’information diffusée et, surtout, pour la crédibilité que j’accorde à ces blogueurs.
L'extraordinaire générosité des blogueurs, le maintien de l’intérêt par un contenu constamment renouvelé, les hyperliens suggérés, l’usage de la vidéo et les commentaires postés sont également des éléments cruciaux de l'influence qu'exercent les blogues. Je ne compte plus les produits spécialisés que j'ai pu découvrir grâce aux blogues. Le plus extraordinaire dans tout ça : le « vendeur » n’est pas le fabricant ou un représentant de son réseau traditionnel. Il s’agit simplement de quelqu’un de crédible à nos yeux par qui voyage l’information. Qui de mieux pour convaincre ?!
Mon exemple est celui de la photographie. Ce même pouvoir est présent dans tous les secteurs : cinéma, alimentation, décoration, chasse, voitures, etc. Décidément, ce pouvoir d’influence est à considérer par les entreprises de B2B2C.
Fermer la vente initiée par les blogueurs
À divers degrés, les blogues sont des multiplicateurs et des influenceurs de premier choix. Mais il importe de soutenir et de « contrôler » le mieux possible ces « haut-parleurs » qui nous recommandent... Ainsi, vos consommateurs sont à un clic de votre site. Du même coup, vous pouvez « fermer la vente » initiée par le blogueur ou carrément vous disqualifier. Selon mon expérience de consommateur et à travers mon œil de professionnel de la communication, voici ce que je recherche sur le site d’un fabricant :
• Une information structurée en fonction de ma décision d’achat.
• Une expérience interactive qui m’informe et me séduit.
• Un intérêt maintenu par la variété des contenus, autant dans leur forme que dans leur substance.
• Une facture visuelle qui me renseigne sur la réelle envergure du fabricant; un aspect essentiellement émotif, mais capital pour ma part.
• Un call-to-action qui me permet d’acheter rapidement ou qui me dirige vers un détaillant local.
Faites le même exercice avec cette perspective en tête et selon vos propres habitudes d’achat. Vous verrez à quel point le pouvoir de référence de nos « amis » blogueurs est important. À ce point qu’il pourrait être tentant, comme entreprise, de flouer la communauté de consommateurs avec des sites promotionnels déguisés en blogues. Mais le consommateur est intelligent : il sait faire la part des choses ! Comme entreprises, plaçons plutôt nos efforts sur la qualité, l’innovation et la commercialisation intelligente de nos produits… et laissons le web 2.0 faire son œuvre. Une information juste et bien supportée fera toujours le travail.







